Soif de vengeance : restons calme et attendons de voir le cadavre de l’ennemi passer sur la rivière

“Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de l’eau, et bientôt tu verras passer son cadavre dans la rivière. Lao Tseu

Au moment de mon licenciement abusif, magré mes envies de vengeance, j’ai essayé de me montrer le plus calme et rationnelle possible. Ce qui étonnait les personnes qui me voulaient du bien.

C’est que, durant cette période, je me concentrais sur les moyens que j’allais mettre en œuvre pour me défendre. De plus, je m’étais pris un sacré coup de bambou sur la tête avec ce licenciement…quand même.

Vengeance !

Mais une fois remise à flots, j’éprouvais une rage pas possible, une envie de détruire la vie de ceux qui m’avaient humiliée. J’ai imaginé tant de scénarios de vengeance. Chercher leur adresse et venir en pleine nuit remplir leur boîte aux lettres avec de la merde. Crever les pneus de leur voiture, les attraper par les cheveux et taper leur tête contre un mur jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Leur foutre la honte dans un supermarché et leur enfoncer la tête dans l’aquarium des crabes à la poissonnerie. Bref, tant de possibilités.

vengeance

Besoin de témoigner

Puis j’ai compris que mieux que la vengeance, j’avais surtout besoin de parler et de témoigner. J’ai compris que ces personnes, d’une façon ou d’une autre, paieraient pour ce qu’elles m’avaient fait.

Je suis tombée l’autre soir sur une des excellentes émissions de Noëlle Bréham…justement sur la vengeance. Et cette émission m’a fait du bien. Il ne sert à rien d’entretenir de la haine contre quelqu’un, cela se retourne contre soi. Les gens finissent toujours par payer pour le mal qu’ils ont fait d’une façon ou d’une autre.

En effet, le restructurateur responsable de mon licenciement a été remercié peu de temps après mon départ. Un ancien collègue m’a aussi assuré que mon ancienne cheffe s’était fait saquer. Le pauvre type qui a critiqué mon travail dans un email à destination du restructurateur a fini à l’hôpital pendant 3 semaines (hôpital psy, disaient certains). Suite à deux licenciements abusifs, le mien et celui d’un développeur, pas loin de cinq ou six personnes ont quitté d’elles-mêmes l’entreprise, très vexées de la façon dont on s’était fait traités.


Plus d’articles sur le thème du travail et des tabous ? C’est ici !

Gertrude Prout

Une trentenaire très contrariée qui n’aime pas le travail et surtout les tabous liés au monde du travail ! Pas fana non plus du libéralisme ni du conformisme, ! Pestouilleries et mauvaise humeur ! Toi aussi t’es contrarié.e ? On parle volontiers de la crise de la quarantaine ou du démon de midi, mais les trentenaires sans enfants, qui en parle ? Qui parle de ceux qui après avoir obtenu leur(s) diplôme(s) et leur job n'ont rien fait comme tout le monde ? Ils sont partis au bout du monde, ou ont continué à faire la fête, se sont donnés à fond pour leurs activités...mais femme/homme/enfants/vaches/veaux/cochons...que nenni. Pourquoi donc ? Et si ils avaient raison ?

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