Réseaux sociaux : quand la Silicon Valley se mord la queue

Vie virtuelle, réseaux sociaux, faites-nous mal, on aime ça !!! Oh oui !!! Clouée à mon smartphone, clouée à mon ordinateur, alors que je rêve de grand air et de plages à l’horizon infini. Alors, je surfe, sur mon écran, à travers lequel toute la Silicon Valley m’observe.

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Entre Chamath Palihapitiya qui se lamentait “d’avoir participé à la création d’outils qui déchirent le tissu social” et Aza Raskin, le repenti du scroll infini, c’est toute la Silicon Valley qui se mord les doigts. Nos réseaux sociaux, eux, sont plus que jamais là !

Chamath Palihapitiya, c’est qui ?

Chamath Palihapitiya a été vice-président chargé de la croissance de l’audience, chez Facebook. Après avoir grandement participé au succès de l’entreprise, il a commencé à se sentir immensément coupable d’avoir aidé Facebook à gagner de plus en plus d’utilisateurs. Les « cœurs, “j’aime” et pouces en l’air » l’écœurent. Il les décrit comme de « boucles de réactions basées sur la dopamine détruisent le fonctionnement de la société », allant carrément jusqu’à considérer qu’à cause des réseaux sociaux, il n’y a plus de discours citoyen, pas d’entraide, il y a de la désinformation ». Il s’inquiète même des répercussions des réseaux sociaux sur le fonctionnement de nos comportements. L’ancien salarié a sans doute passé trop de temps la tête enfouie dans le code, ingénieur (ou ingéchieur ?) qu’il était.

Aza Razkin, l’inventeur du scroll infini

Pur produit de la Silicon Valley, il a été Creative Director chez Mozilla et dresse un constat tout aussi alarmant sur ses créations. Ah la magie du scroll, sans jamais avoir à cliquer. On a tous oublié qu’avant 2006, c’était différent.

Il se repent d’avoir collaboré à la création de ces applications addictives qui vous clouent à votre smartphone comme un drogué à son rail de cocaïne. Il dénonce ce qu’il était lui-même. L’un de ces milliers d’ingénieurs qui ont tout donné, au fin fond de la Silicon Valley, pour que l’on reste scotché.e à son téléphone. Pourquoi ? Pour que les applications engrangent un maximum de bénéfices.

Applications-cocaïne et addiction

Mais comment a-t-on pu glisser de réseaux sociaux qui étaient censés simplement vous rapprocher de votre famille, de vos amis, et de tout ce que vous aimez à des applications-cocaïne ? J’enfonce une porte ouverte : au nom du dieu-argent bien sûr. Comment faire venir le dieu-argent rapidement ? En flattant nos plus bas instincts d’être humain égocentrique. Image, comparaison voire concurrence avec les autres, validation sociale.

Validation sociale de ce que je suis, de ce que j’émets, à travers mes publications Facebook, Instagram etc.

réseaux sociaux

On est tous concernés, à des degrés divers. Mon image, mes selfies, ma vie formidable et dynamique, mon amour et mes amis fantastiques, mes voyages et WE magiques. Peut-être devrions-nous continuer, vu que c’est la fin du monde, non ? Vivre avec la douce illusion que nos vies sont hors du commun, parce que “tu es une star pour les gens qui t’aiment”.

Si c’est gratuit, c’est toi le produit

Sous couvert de gratuité et de fun, on nous siphonne nos données. Un processus très puissant quand on connaît l’appétence de notre société actuelle pour le gratuit, le facile, le tout-cuit et le rapide. Il est d’autant plus dur, pour beaucoup d’entre nous, de comprendre les risques liés à l’utilisation de nos données. Le ciblage publicitaire dont on fait l’objet ne nous saute pas aux yeux.

Quid des risques de détournement ou de surveillance généralisée si demain Facebook ou Google les revend aux droites radicales qui fondent sur le globe ?


Tout à l’égo :

Sissi Piriou

Ceci est un blog de voyage, qui parle aussi d'écologie, de féminisme, de politique et de geekeries (réseaux sociaux principalement). Bavard et curieux, un peu foutraque on s'intéresse ici aussi au monde du travail (Gertrude Prout) ainsi qu'au développement personnel. Insatiable d'actualités et autres réflexions un peu allumées. Ma devise : ne prenez pas la vie trop au sérieux car de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant !

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