Patron.ne : Cynisme et inconscience au sommet

J’étais dans cette boîte depuis moins de deux mois. A sa tête…il y avait une femme. Le patron était une patronne. Je me suis dit “Chouette, une femme présidente”. Puis on m’a dit du bien d’elle, elle faisait moderne, dynamique. Bien, bien, intéressant tout cela.

Pour des raisons personnelles, je commençais à me sentir assez mal dans mon nouveau poste, et l’évènement suivant m’a encouragé.e à quitter cette entreprise.

Un lundi matin, comme chaque lundi matin, je me rends à la réunion générale de l’entreprise. Cette réunion regroupe pas loin de 70 personnes. On y parle projets, accueil des nouveaux/elles arrivant.es,  et tutti quanti.

patron

Ce lundi matin-là, la présidente de la société prend la parole :

“Bon, euuuuh vous avez sans doute entendu des bruits de couloir, je n’aime pas ça donc je vous le confirme. On licencie Paulette. Ben oui, on a besoin d’un profil plus international donc on licencie Paulette ! Le nouveau RH devrait arriver d’ici quelques semaines. Bon, Paulette n’est pas trop contente, elle est en vacances là…”.

Hum. Quelle vulgarité, quelle indifférence… D’accord donc Paulette est licenciée. Pauvre Paulette. Ce sont des choses qui arrivent…mais…

Mais attends, … tu l’annonces, comme ça, froidement, devant près de 70 personnes ?!? Comme ça ? Tu n’as pas l’air plus désolée que ça, …la seule chose que tu trouves à ajouter, c’est que Paulette n’est pas très contente ? Oh, c’est étonnant ça !

J’ai appris par la suite que Paulette était très copine avec la patronne. Je me demande où en est leur amitié :D. J’ai appris que Paulette, avant son licenciement, venait de contracter un prêt pour acheter une maison…eh bien, j’espère qu’elle a toujours un toit 😀


Plus de travail sur le thème du travail et de ses tabous : c’est ici !

Gertrude Prout

Une trentenaire très contrariée qui n’aime pas le travail et surtout les tabous liés au monde du travail ! Pas fana non plus du libéralisme ni du conformisme, ! Pestouilleries et mauvaise humeur ! Toi aussi t’es contrarié.e ? On parle volontiers de la crise de la quarantaine ou du démon de midi, mais les trentenaires sans enfants, qui en parle ? Qui parle de ceux qui après avoir obtenu leur(s) diplôme(s) et leur job n'ont rien fait comme tout le monde ? Ils sont partis au bout du monde, ou ont continué à faire la fête, se sont donnés à fond pour leurs activités...mais femme/homme/enfants/vaches/veaux/cochons...que nenni. Pourquoi donc ? Et si ils avaient raison ?

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