Nouvelle-Zélande : souvenirs de voyage


La Nouvelle-Zélande, c’est quoi ?

Un pays où il y a plus de vaches que d’habitants.

Un pays où on peut faire de sacrés belles randonnées, avec des paysages à couper le souffle, où les tremblements de terre menacent. La Nouvelle-Zélande, là où les locaux se sentent parfois isolés et coupés du reste du monde. Une question que l’européenne que je suis ne s’était jamais posé. La Nouvelle-Zélande, ce pays courageux où les femmes ont eu le droit de vote dès 1893 !

Nouvelle-Zélande, là où les maoris n’ont jamais oublié que nous étions dépendants et interconnectés avec la nature. Ils ont mené un combat de plus d’un siècle afin qu’un fleuve, le Whanganui, (troisième plus long cours d’eau en Nouvelle-Zélande), sur l’île du nord, bénéficie d’une personnalité juridique (entité vivante ayant le statut de personne morale). C’est-à-dire qu’il a les mêmes droits qu’un être humain. Ses droits et intérêts peuvent désormais être défendus devant la justice. Deux personnes représentent le Whanganui, un membre de la tribu du même nom ainsi qu’un membre du gouvernement. Cela permet de mieux protéger le fleuve et de déposer des plaintes en son nom. Les maoris ont ainsi obtenu des millions en guise de dédommagement après un siècle de bataille juridique, Ils ont aussi reçu 30 millions de dollars NZ pour améliorer l’état du cours d’eau !

Wellington

Et si on faisait pareil chez nous ? On trouve des exemples similaires en Équateur, Bolivie ou en encore en Inde.

Trêve de bavardage, voici le récit accéléré de mon voyage.

Christchurch, une ville qui se réinvente

ChristchurchTrentenaire en désordre comme je l’étais, j’ai logiquement atterri dans une ville dévastée par plusieurs tremblement de terre (2010, 2011, 2016), j’ai nommé Christchurch. La conductrice du bus, entre l’aéroport et le centre-ville, m’a expliqué que ces séismes inattendus avaient généré beaucoup d’anxiété (dépressions, stress post-traumatique) parmi les habitants restés sur place. La ville, en reconstruction depuis plusieurs années déjà, travaille à égayer, redonner de la couleur aux zones sinistrées. Œuvres d’art, graffitis…

Ils sont allés jusqu’à créer une auberge de jeunesse dans une ancienne prison. Les cellules sont très confortables.

Christchurch

Wanaka, Abel Tasman Park sur l’île du sud

Nouvelle-ZélandeDestination suivante : le superbe lac de Wanaka où j’ai pu vagabonder et manquer de me casser la figure mille fois en VTT, sur les petits chemins abrupts qui bordent l’étendue d’eau wanakaise.

L’auberge de jeunesse plutôt chouette donnait sur le lac. Je me suis fait un ami chat, avec lequel nous prenions plaisir à contempler le lac, le matin, en buvant le thé. Nouvelle-Zélande

Il y avait pas mal de randonnées à faire aux alentours, mais pas de chances, on était en période de “pest control” et je n’ai donc pas pu me rendre sur tous les sites qui m’intéressaient, car cela coïncidait avec l’extermination de je-ne-sais quoi.

Animaux de Nouvelle-Zélande : Kiwi ou weka ?

À force d’en entendre parler, c’est devenu une obsession : je voulais voir des kiwis, les oiseaux sans ailes. Malheureusement pour moi, le volatile vit surtout la nuit.

weka

De Nelson au Nelson Abel Tasman National Park, je pensais que la chance serait peut-être de mon côté. Mais c’est un Weka, qui vint à moi.  Le malicieux cousin de l’oiseau et du poulet (mais sans ailes), me suivit longtemps, un jour de randonnée au parc Abel Tasman. Intriguée et un peu inquiète devant cette filature improvisée par plus petit que moi, je me retournais de temps à autre.

Nouvelle-Zélande

Abel Tasman Park

Le Weka était toujours sur mes talons. Je me demandais ce que la taquine et étrange bestiole me voulait. Il semblerait qu’elle ait reniflé, de loin, mon repas du midi, ou que j’ai été particulièrement “brillante” ce jour-là. Le weka est en effet attiré par les objets brillants et les fruits aux couleurs vives. “A very cheeky one!” (un animal très effronté), me dit un couple croisé sur le chemin, à qui je demandais quelle était cette énigmatique créature qui ne me lâchait pas d’une semelle.

Wellington

 The earth may move, but Parliament stays put

Nouvelle-Zélande

The Beehive, au parlement

Passée sur l’île du nord, je séjournais quelques jours chez une connaissance néo-zélandaise, à Wellington. J’en profitais pour visiter le parlement. La visite se concluait au sous-sol par la découverte du système para-sismique. Des espèces de plots de caoutchouc et d’acier, avec un peu de plomb en guise de garniture. Le plomb ramollit lorsqu’une pression importante s’exerce dessus et cela permet d’absorber une part importante de l’énergie du séisme. Passionnante visite du parlement !

 

Ensuite, direction le musée local, le Te Papa Tongarewa, pour en savoir plus sur l’histoire des maoris, et pour en apprendre plus sur le pays.

C’est justement là qu’on découvre que la Nouvelle-Zélande est assise au milieu de deux plaques tectoniques. La plaque pacifique qui passe sous la plaque australienne, d’où le volcanisme ambiant, surtout sur l’île du Nord (Taupo et Rotorua, entre autre).

Grande marcheuse, ma guide improvisée me fit monter en haut du mont Victoria, sympathique marche que l’on peut commencer depuis le centre-ville. Le WE venu, nous partîmes en randonnée avec des amis à elle, le long de la barrière de Zealandia (un parc naturel). Je crachais mes poumons et les suivais comme je pouvais, sur un chemin extrêmement pentu. C’était dur mais un bon entraînement en vue des aventures à venir.

Taupo

Nouvelle-Zélande

Le réceptionniste, à Finley Jack, YHA, Taupo

En effet, ma destination suivante, c’était Taupo, et je réservais mon aller-retour en bus pour faire la fameuse randonnée Tongariro Alpine Crossing. Départ à 6h du matin. Je dialoguais sans plus de conviction que ça avec un vieil australien, dans le bus.

Très vite, il me parla des étrangers qui envahissaient l’Australie et insistait sur le fait que c’était un gros problème. Il pensait que nous avions le même problème en Europe. Son cœur penchait visiblement à l’extrême-droite. Bouh ! Mon réveil très matinal, le discours puant et l’haleine peu fraîche du vieux bougre, à quelques centimètres de  moi, commençaient à me mettre sacrément de mauvais poil. J’avais hâte d’arriver.

 

 

 

Enfin nous parvînmes à destination et je pus m’élancer, à la conquête d’une des plus belles randonnées du monde. C’était parti pour 6 à 8h de marche ! Je m’étais fait les jambes à la randonnée précédente et je ne souffrais pas trop cette fois. Comme promis, de superbes paysages.

Nouvelle-Zélande

Amoureuse de la marche, j’en eu quand même un peu marre à la fin !

Nouvelle-Zélande

Rien de tel alors, les jours suivants, que d’aller se baigner dans une source chaude naturelle, à 1 km de l’auberge de jeunesse, et d’aller admirer les Huka Falls. Une eau violente et furieuse, d’un bleu profond translucide, qui se précipite à toute vitesse sous vos pieds.

Rotorua

Wakarewarewa Village

À Rotorua, j’ai rêvé d’être un hippopotame pour pouvoir prendre un bain de boue chaude, dans les bouillonnements naturels du Kuirau Park. Bon, ça avait l’air très chaud quand même.

Odeur d’œuf pourri ou pas dans la volcanique Rotorua, il y avait plein de choses à faire. Le Kuirau Park donc, où on pouvait aller observer l’eau et la boue fumer. Un tour partiel du lac de Rotorua, très joli mais toujours avec cette odeur prégnante d’oeuf pourri.

Nouvelle-ZélandeLa Redwood Forest que j’ai fait en VTT avec d’autres vacanciers de mon auberge de jeunesse, de passage à Rotorua.

Le Polynesian Spa, un soir, pour admirer le paysage, en plein air, le corps immergé dans des bassins d’eau chaude naturelle.

La suite, ou le plus intéressant, c’était la visite à venir d’un “authentique” village maori ! J’espérais ne pas avoir été trompée sur la marchandise, car on on voyait partout à Rotorua des bus en partance pour des villages maoris, avec des locaux habillés en tenue traditionnelle.

Visiter un village maori mais lequel ?

Wakarewarewa VillageNous sommes allées visiter, avec des copines de l’auberge le Wakarewarewa village ! On s’y rend facilement à pied depuis le centre-ville de Rotorua. Un village qui a retourné l’affaire à son avantage dès les débuts du tourisme, 200 ans auparavant, afin de faire vivre ses habitants. Les villageois entretiennent et utilisent toujours (partiellement du moins) les sources d’eau chaude naturelles pour cuisiner, se laver ou chauffer leurs maisons. Entre traditions et accueil touristique (danses traditionnelles maori), ce village se révèle plutôt authentique.

On se pose bien sûr la question mais la discussion avec les locaux permet rapidement de dissiper certains doutes. Nous sommes restés papoter avec un guide, qui nous a montré une de ses collègues, à l’œuvre, en train de tresser les fibres d’une plante (“harakeke” en Māori, ou New Zealand flax en anglais). Ces fibres, particulièrement résistantes, sont encore employées pour consolider, fixer la structure de certaines constructions, dans le village.

Wai-O-Tapu

À ne pas manquer : Wai-O-Tapu !  Un site naturel aux couleurs extraordinaires, à 30 kilomètres de Rotorua, entre étendues d’eau chaude fluo, geyser ou encore bassins naturels de boue bouillonnante.  Pensez à faire un détour, à Kerosene Creek, avant de repartir. Une source d’eau chaude naturelle et sauvage dont vous auriez tort de vous priver !

Wai-O-Tapu Wai-O-Tapu

Pour finir, petit conseil sur un film hilarant, vu en auberge de jeunesse : Hunt for the wilderpeople, inspiré d’un livre. Une bonne tranche de rire made in Nouvelle-Zélande ! Vous rirez du début à la fin, promis !

Plus d’articles sur le voyage ? C’est ici !

Sissi Piriou

Ne prenez pas la vie trop au sérieux car de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant ! Ceci est un blog bavard, curieux, un peu foutraque mais insatiable d'actualités, de féminisme, d'écologie et autres réflexions un peu allumées.

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