La femme et le foyer : le complexe de la bonne ménagère évolue !

J’ai écrit un article sur le complexe de la bonne ménagère, c’est-à-dire sur le fait d’être une femme et d’avoir un regard très critique sur la façon dont les autres font le ménage (lien en fin d’article). Être une femme et juger systématiquement la façon dont votre compagnon ou vos amis font à manger. Attention, je ne dis pas ici que faire des remarques à des gens peu soigneux et peu respectueux des espaces communs soit exagéré. Je m’agace simplement d’avoir croisé beaucoup de filles qui commentaient, de façon désagréable et répétée la façon dont on accomplissait  une tâche domestique. Je trouve que c’est un complexe épouvantable et assez étonnant, alors même que les femmes ont quitté le foyer pour le travail (même si élever des enfants c’est un vrai travail) et que les idées féministes ont beaucoup progressé.

ménagère

Le complexe de la bonne ménagère, qui en parle ?

Je n’ai pendant longtemps pas trouvé d’échos à ce que je pensais, dans les médias, et je trouvais ça étrange. Pourtant, une copine qui re-nettoie une table après son groupe d’amis, au prétexte qu’elle est sale, c’est vite exaspérant. Cette colocataire qui fait une crise de panique parce que vous râper le fromage gros bout par gros bout plutôt que de tenir le bloc entier devant la râpe, aussi. Je m’interroge depuis un moment devant le manque de recul de ces filles, qui ont des idées féministes et ne se considèrent pas comme des “ménagères”.

Où est l’intérêt de tout contrôler au sein du foyer ou des pièces communes, dans une colocation ? Quid de la charge mentale, des doubles-journées, de l’image donnée à ses enfants ou à ses colocataires ? De la perpétuation d’un schéma arriéré où la femme est …une ménagère. Une bonne ménagère. La ménagère, de moins ou de plus de 50 ans ? Que ce mot est laid !

Le rôle de l’homme

Personnellement, j’ai toujours été en couple avec des hommes qui faisaient leur part de tâches ménagères. Je n’avais pas besoin d’insister lourdement. L’un d’entre eux, quand même, n’aimait pas faire la vaisselle. Quand ce n’était pas mon tour, je laissais ladite vaisselle baigner dans l’évier jusqu’à ce qu’il se bouge. Pourquoi céder ? Les journées sont si courtes. N’y-a-t-il pas des choses plus importantes à garder sous contrôle ?

Qui plus est, on sait tous qu’un foyer nickel, celui où l’on pourrait manger par terre, n’est pas forcément le plus sain :D. Un foyer dégueulasse non plus ceci dit. Tout est  question de mesure.

Je ne comprends pas en quoi cela est compliqué pour beaucoup de filles de partager la charge mentale. Qu’y-a-t-il d’insupportable dans le fait de voir votre entourage accomplir des tâches différemment ? Différemment ne veut pas dire mal.

Dans la vidéo ci-dessous, Titiou Lecoq parle de sa prise de conscience devant la répétition de ces comportements et habitudes automatiques. Elle explique aussi comment peu à peu elle a changé. Ça fait du bien de voir des femmes s’exprimer sur le sujet.


Le complexe de la bonne ménagère , c’est ici !


Sissi Piriou

Voyager curieux, c'est tout un programme. Ceci est un blog fou de voyages, qui explore le monde, ses cultures et bizarreries. Bavard, très curieux, et un peu foutraque.

2 réponses

  1. doublerose dit :

    Il me semble que l’idée de ne pas faire pour que l’autre qui n’a pas l’habitude de faire prenne les choses en main a une limite. S’il n’a jamais été habitué à faire, il ne fera pas quitte à transformer la maison en porcherie…
    j’ai beaucoup aimé l’expérience de la fille kamoulox à ce sujet : http://www.lafillekamoulox.com/soulager-charge-mentale/

    • Sissi Piriou dit :

      Ça peut être à double-tranchant, c’est sûr. J’irai voir ça. Merci pour le lien ☺

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