Bonheur au travail : l’entreprise idéale existe et je l’ai connue

Ah le bonheur au travail, ce mirage ! Un mirage, pas toujours ! Imaginez une entreprise où les managers veillent à ne pas trop vous surcharger de travail, s’enquièrent de votre bien-être. Ils ne vous demandent pas comment ça va tous les quatre matins, non, mais de temps à autre, ils vous rappellent qu’ils sont là, en cas de souci (professionnel).

bonheur

Bonheur au travail

Imaginez une entreprise où on ne vous refuse jamais vos vacances, où de toute façon, tout est suffisamment bien organisé pour qu’un départ en vacances ne soit jamais un problème. Parce que dans votre bureau, chacun.e peut remplacer l’autre au pied levé et le fait volontiers, s’il y a besoin. Les gens de votre équipe ont leur personnalité, leurs qualités et défauts, mais quoi qu’il se passe, une excellente cohésion d’équipe règne. Chaque membre estime les autres et leur travail. Bonheur.

Imaginez une entreprise où vous êtes extrêmement bien payé.e, où l’ambiance est certes un peu ennuyeuse pour un.e vingtenaire/trentenaire mais où…personne ne vous fait chier (ou si peu : cette entreprise est très cosmopolite et la seule chieuse du service est une française…).

Imaginez une entreprise où, après une petite année d’ancienneté, vous avez le droit au télétravail (une à deux fois par semaine) ! On accède même à votre souhait de travailler à 80% ! Alors même que vous n’avez pas d’enfants ! D’ailleurs, les gens qui ont une progéniture ne vous font pas chier avec leur parentalité, et il y a dans votre service de nombreuses personnes sans enfants 🙂

Cette entreprise je l’ai connue juste après mon licenciement abusif. Comme quoi, il faut toujours croire en sa bonne étoile. Bien entendu, je ne peux m’exprimer qu’à l’échelle du service où je travaillais. Ce n’était sans doute pas idyllique partout, mais en tout cas, il y régnait une réelle bienveillance. Bonheur.

Pourquoi une telle entreprise existe-t-elle ?

Je pense qu’elle existe parce que, par le passé, il y a eu des cas de harcèlement moral, du moins dans le service où j’ai travaillé. Un suicide, dans un autre service. C’est en tout cas ce que m’ont confié les collaborateurs seniors. Après tant d’évènements dramatiques, la direction a sans doute mené une réflexion intelligente. Peut-être même a-t-elle travaillé main dans la main avec les syndicats. Ou alors, les syndicats et la médecine du travail ont formé et épaulé la direction, dans la gestion des risques psychosociaux, suite à des recours devant les Prud’hommes ?

Les managers que j’ai connu moi semblaient en tout cas obéir à des consignes précises :

  • aider les employé.e.s, avant de les fliquer.
  • Confiance : considérer les employés comme des adultes matures et responsables,
  • Bienveillance, car un salarié heureux est un salarié productif.
  • Ancienneté : à partir du moment où on acquiert un peu d’ancienneté, on a le droit aux mêmes avantages que les autres (télétravail, …).
  • Développement personnel : rappeler régulièrement aux employés la possibilité de s’inscrire aux formations proposées par l’entreprise (“savoir s’organiser” ; “gestion du stress”, “savoir négocier” pour les plus courantes, et des formations bien plus intéressantes encore !).

Alors je dis merci, merci à cette entreprise d’exister. Merci de montrer l’exemple, merci d’oser le bonheur au travail. Encore merci aux managers intelligents. Je vous remercie d’être à l’avant-garde de ce qui DEVRAIT se pratiquer partout dans le monde du travail. C’est-à-dire faire confiance, accompagner, aider, laisser les gens travailler moins et de chez eux…

Résultat : une envolée des bénéfices !


Plus d’articles sur le travail et les tabous ? C’est ici !

Gertrude Prout

Une trentenaire très contrariée qui n’aime pas le travail et surtout les tabous liés au monde du travail ! Pas fana non plus du libéralisme ni du conformisme, ! Pestouilleries et mauvaise humeur ! Toi aussi t’es contrarié.e ? On parle volontiers de la crise de la quarantaine ou du démon de midi, mais les trentenaires sans enfants, qui en parle ? Qui parle de ceux qui après avoir obtenu leur(s) diplôme(s) et leur job n'ont rien fait comme tout le monde ? Ils sont partis au bout du monde, ou ont continué à faire la fête, se sont donnés à fond pour leurs activités...mais femme/homme/enfants/vaches/veaux/cochons...que nenni. Pourquoi donc ? Et si ils avaient raison ?

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2 réponses

  1. Skyler dit :

    C’est bien que de telles entreprises existent, malheureusement elles sont tellement rares…
    Le télétravail, mon rêve !

    • Sissi Piriou dit :

      Je réponds tardivement (déménagement d’articles d’un blog à l’autre oblige) : je pense que le télétravail va se généraliser (de force). On ne peut pas continuer à exiger des gens qu’ils se déplacent dans des véhicules polluants pour vaquer à des tâches tout aussi polluantes (utilisation du Web, des ordinateurs, etc.). Il faudra bien trancher, vu ce qui nous attend et c’est tant mieux. Je rêve de bureaux reconvertis en espaces de coworking où tout un chacun pourrait venir travailler (pas loin de chez lui, donc potentiellement en vélo ou transports en commun), si la solitude du télétravail lui fait peur. Il y a tant de mesures pragmatiques à prendre.

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