Mon avis sur la vie dans les Alpes-Maritimes

Vous aimeriez vivre dans les Alpes-Maritimes, entre soleil, mer et montagne, mais vous hésitez à cause des avis reçus sur le Sud-Est ? On vous a rebattu les oreilles avec l’arrogance des locaux, les risques naturels et la cherté de la vie ? Sissi vous dit tout sur ce département…ambivalent.

La vie dans les Alpes-Maritimes : les bons côtés

Les Alpes-Maritimes, c’est une promesse de soleil presque toute l’année (au moins 300 jours par an), entre mer et montagne. Promesses de longues balades sur la côte bétonnée, aussi. Au bord de l’eau à Antibes par exemple.

Il y a plein de chouettes balades, randonnées à faire, dans les mignons petits villages de l’arrière-pays : Gourdon, Tourrettes-sur-loup, Vence, Biot. Caussols dont je poste une photo juste en-dessous. Bons et mauvais côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes !

Ski le matin, plage l’après-midi

Vous pouvez sans problème aller au ski (Gréolières, petite station de ski la plus proche) le matin, et vous promener l’après-midi, le long des plages de Juan-les-Pins. La vie dans les Alpes-Maritimes

L’arrière-pays niçois

L’arrière-pays niçois, avec les superbes villes de Breil-sur-Roya, ou Sospel.

Breil-sur-Roya, c’est le pays du courageux Cédric Herroux qui a offert l’asile à des migrants.

Sospel, c’est une ville fort mignonne, mais qui a malheureusement été contrainte de faire reconstruire une nouvelle route, suite à un glissement de terrain important (voir “la route disparue de Sospel”, plus loin dans l’article). La vie dans les Alpes-Maritimes

Le Mercantour…et son parc des loups, où l’on peut observer des loups, à l’état sauvage. Bons et mauvais côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes !On est également à proximité de coins magnifiques :

  • les Gorges du Verdon, où l’on peut faire du stand-up paddle, en été !
  • les Alpes-de-Haute-Provence (Castellane, Sisteron),
  • le Var (Fayence, Tourtour, Sillans-la-cascade, Porquerolles, Hyères, la Seyne-sur-Mer, Toulon).
  • l’Italie (on est à quelques heures de Gênes, de Turin),

Vivre à Antibes

J’ai aimé vivre très temporairement à Antibes. La vieille ville est magnifique, et à l’aide du Geocaching, on découvre de superbes petites rues, qu’on ne trouverait pas si facilement, sinon. On peut tout parcourir à pied, et ça c’est juste parfait.

J’étais raide dingue d’une pizzeria qui vend de succulentes parts de pizza al taglio ♥♥♥ (Pizza & Co) ! Allez-y, vous m’en direz des nouvelles.

Enfin, il était très agréable le soir de se rendre sur le port et de se percher, avec son pique-nique, sur les remparts. Depuis votre perchoir, vous jouirez d’une vue superbe sur la Méditerranée.

Alpes-Maritimes : beauté et laideur du sud-est

En été, en revanche, je vous déconseille la plage attenante au port : elle est bondée.

Aller marcher au Cap d’Antibes

Pour les amateurs de marche, il y a une très jolie balade à faire au Cap d’Antibes. Il s’agit d’une marche de deux heures, parfois au ras-de-l’eau. Nommé le sentier de Tire-Poil, il s’agirait d’un ancien chemin de contrebandiers, très bien aménagé en tout cas (ah la Côte-d’Azur et le béton). Superbes vues garanties sur la côte d’Antibes, le Château de la Croé et la villa Eilenroc.

Pour aller marcher au Cap d’Antibes, arrêtez-vous près de la plage de la Garoupe (stationnement gratuit possible). Au bout de la plage, suivez le chemin côtier, sur la gauche et passer devant les bâtiments. Vous pouvez continuer à suivre le chemin en restant au plus près de la mer.

Vie dans les Alpes-Maritimes : travailler à Sophia-Antipolis

Travailler à Sophia-Antipolis est très agréable, parce que c’est vert ! Cependant, là où il y a du vert dans les Alpes-Maritimes, il y a toujours du béton 🙂 ! Mais ils ont bien fait les choses à Sophia, quand même.

Je travaillais dans une entreprise cosmopolite, avec des gens venus des quatre coins du monde, bienveillants et intéressants ! J’en viens parfois à regretter d’avoir quitté le Sud-Est et cette entreprise.

Bons et mauvais côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes !

Un indice sur mon ancien employeur…héhéhé !

On trouve autour des entreprises des pistes cyclables et piétonnières où tout un chacun peut aller courir, se rendre à pied à la boulangerie, aller marcher, sur l’heure de midi, dans un grand parc arboré, à proximité des entreprises.

Les Alpes-Maritimes et leurs festivals locaux

  • Le festival des jeux à Cannes !

Bons et mauvais côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes !

  • Le festival de Cannes lui-même (quand on a le courage d’y aller).
  • Quelques festivals de théâtre d’impro, fort sympathiques, et d’excellentes équipes d’improvisateurs (Counta-Blabla de Nice, ou la LICA, de Cannes) !

La vie dans les Alpes-Maritimes : ses mauvais côtés

D’un autre côté, il fait plutôt béton de vivre du côté de Nice et Antibes.

Quand on travaille à Sophia-Antipolis, il faut faire avec le doux chant des klaxons, pour se rendre au travail le matin. Qu’on soit en bus ou en voiture, on n’échappe pas aux embouteillages monstres qui enlaidissent le coin. Difficile ou risqué de se déplacer à vélo, hélas. Au pays de la richesse ostentatoire et des aberrations en terme d’urbanisation, il n’y a quasiment pas de pistes cyclables !!!

On évolue donc parmi des automobilistes souvent agressifs, dont une bonne partie se sent invincible du haut de son 4-4 brillant !

Un département vulnérable aux risques naturels

L’histoire de l’urbanisation sur la Côte-d’Azur

Vivre du côté d’Antibes, ou de Nice, c’est, entre autres, s’inquiéter de la fréquence des inondations. En effet, à force d’urbaniser le littoral, d’imperméabiliser les sols et d’ériger des bâtiments dans des zones inondables, ou trop près du lit des rivières, le retour de bâton est particulièrement désagréable.

Lorsque l’hyper-urbanisation de la Côte-d’Azur a commencé, chaque maire a voulu avoir le plan d’urbanisation de sa propre commune. Il n’y a pas eu de vision d’ensemble. Au fur à mesure de la pression foncière, les terrains à risque ont été urbanisés. Par exemple, la zone de la Brague, qui est pourtant connue pour être régulièrement inondée depuis l’Antiquité.

On dénombre donc 200 000 logements en zone inondable ou encore plus d’un million d’habitants sur une bande littorale de 15 kilomètres de large à peine. Les permis de construire, de ces habitations, ont souvent été délivrés, en toute légalité, avant 1998. D’un autre côté, la ville de Grasse détient, par exemple, le record de France des infractions à l’urbanisme, notamment en zone inondable. La faute aux individualistes qui veulent se la couler douce sous le soleil méditerranéen, sans s’inquiéter de leurs voisins ni de l’environnement.

Les inondations d’Octobre 2015

Vivant dans les hauteurs d’Antibes, en 2015, j’ai été le témoin indirect des graves inondations du mois d’octobre. Les cours d’eau débordaient en raison de fortes pluies et la crue a affecté de nombreuses communes : Cannes, Antibes, Vallauris, Biot, ou encore Mandelieu-la-Napoule. Le bilan humain et matériel a été conséquent.

Suite à cela, des campings situés notamment dans le quartier de la Brague, se sont vu refuser une exploitation partielle de leur terrain. Ces campings sont effectivement situés en zone rouge, où l’on a assisté à des crues de plus d’un mètre de haut. Un coup dur pour les travailleurs de l’hôtellerie en plein air, souvent installés dans le lieu depuis des dizaines d’années.

La plus grosse aberration que j’ai pu constater, c’est Marineland. Certes, il fait vivre une grande partie d’Antibes et génère 40 millions d’euros de chiffre d’affaire par an, au détriment du bien-être d’animaux “exotiques” comme les orques, dauphins et ours polaires. Ne serait-il pas temps de se raisonner, lorsque l’on voit le parc dévasté par les inondations ? Pourquoi ne pas le reconvertir en autre chose, et offrir à ces animaux une retraite bien méritée, dans des environnements mieux adaptés pour eux, à l’abri d’êtres humains avides de spectacle ?

On n’a jamais obtenu d’un orque ou d’un autre animal des figures, grâce à la pseudo-complicité qu’on instaure avec eux, mais bien par le dressage, quand bien même celui-ci n’est pas jugé maltraitant par les soigneurs !

La route disparue, à Sospel

Avril 2018 : suite à des pluies torrentielles, la seule route, menant à deux hameaux de 45 habitants, de Sospel, s’est effondrée. 200 000 m3 de terre, 200 mètres de route ont disparu. La vie dans les Alpes-Maritimes Dans ces conditions, impossible de se déplacer en voiture. Le seul moyen d’évacuer les véhicules a d’ailleurs été l’héliportage, ce qui a nécessité le désossement d’un certain nombre de véhicules, afin de pouvoir les transporter.

Les habitants sont depuis contraints de partir en randonnée pour faire leurs courses ou aller au travail. 1 h quotidienne de randonnée, chaque jour, pour pouvoir se déplacer. Ces déplacements quotidiens à pied demandent beaucoup d’organisation : de bonnes chaussures de marche, une lampe frontale, de l’eau, etc. Désormais habitués à porter leurs courses durant une marche de 30 minutes à 1 h en moyenne, les déroutés de Sospel ont dû faire des choix. Éviter, par exemple, d’acheter des produits suremballés ou dans des contenants en verre, courir lorsqu’ils transportaient des surgelés.

Le transport des déchets généré par chaque habitant est aussi devenu problématique puisque le seul moyen de les évacuer était aussi de faire 30 minutes de marche, jusqu’au point de collecte le plus proche.

La difficulté à se faire un réseau amical près de Nice

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, sous le soleil exactement ?

La réputation des locaux

La réputation des locaux est plutôt exécrable ! En vérité, je n’en sais rien. J’en ai croisé peu de locaux.

À vrai dire, j’ai rencontré quelques “vrais” niçois fort sympathiques, mais comme le dit la légende, on ne s’est jamais revus. Ils savaient “liker” mes posts Facebook, mais jamais nous ne nous sommes revus autour d’un verre ou d’une activité ! C’était juste comme ça.

La vie dans les Alpes-Maritimes

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Les Niçois, anciens Parisiens ?

On m’a aussi répété que c’était tout plein d’anciens Parisiens ! Lorsqu’on voit tout le mal qu’on dit des Parisiens, certes, on peut être tenté.e de conclure méchamment. Mais on ne va pas s’abaisser à cela. N’oublions pas que de vrais Parisiens, à Paris, on n’en rencontre fort peu. D’ailleurs qu’est-ce qu’un “vrai” Parisien ? J’ai vécu à Paris et n’ai pas eu à me plaindre des gens. Ce qui est sûr, c’est que le Sud-Est fourmille de retraités qui finiront leur vie là, et de gens comme moi qui repartiront, dégoûtés, après quelques années.

Melting-pot

Lorsqu’on déménage près de Nice, on constate plutôt un beau melting-pot des quatre coins de la France et du monde. On devrait en toute logique avoir une certaine proportion de gens sympas et ouverts. Eh bien non, ou si peu ! Les relations sont souvent superficielles et sans lendemain.

Pour avoir discuté plusieurs fois de cette attitude avec différentes personnes, nous en avons conclu que l’incivilité et l’individualisme de beaucoup de sudistes venait du fait qu’ils ont eux-mêmes expérimenté la connerie crasse d’un certain nombre de locaux. Voilà pourquoi ils se comporteraient de façon décevante, sinon désagréable avec les nouveaux venus.

C’est un peu facile quand même, non ?

Rencontrer des gens via les réseaux sociaux et associations

Quand on a du mal à “faire son trou” du côté de Nice, il y a quelques solutions.

Par exemple OVS et Meetup. Sur OVS, j’avais été assez déçue, car sans vouloir faire de jeunisme, la moyenne d’âge des gens qui proposaient des activités, tournait autour de 45-50 ans. C’était un peu dur à avaler. Vers la fin de ma vie à Antibes, un courageux trentenaire avait entrepris de créer un sous-groupe OVS pour rassembler les gens de notre âge.

En parallèle, j’ai rencontré des gens très sympathiques, très chaleureux dans une association de théâtre, mais j’ai mis du temps à la trouver. En effet, j’ai dû en essayer trois avant d’en trouver une où je me sentais bien.

Bons et mauvais côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes ! Et vous, avez-vous vécu près de Nice, d’Antibes ou les communes alentours ? Quels sont vos retours ? N’hésitez pas à commenter ci-dessous !


Sissi Piriou

Voyager curieux, c'est tout un programme. Ceci est un blog fou de voyages, qui explore le monde, ses cultures et bizarreries. Bavard, très curieux, et un peu foutraque.

2 réponses

  1. Angeline dit :

    j’aime me promener ici. un bel univers.

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